L’hypersensibilité dentinaire est une pathologie fréquente, souvent mal diagnostiquée en raison de symptômes proches de ceux des inflammations pulpaires. Cette formation vous apprend à identifier précisément l’origine des douleurs dentinaires, à éviter les erreurs de diagnostic, et à mettre en place un traitement adapté, en suivant un gradient thérapeutique raisonné. Vous saurez différencier les causes, qu’il s’agisse de perte d’émail ou de récession gingivale, et proposer à vos patients une prise en charge préventive et symptomatique efficace.

L’hypersensibilité dentinaire est fréquemment retrouvée dans nos pratiques puisqu’elle touche plus de 35% de patients. Néanmoins, avec des symptômes rappelant ceux de l’inflammation pulpaire, l’erreur de diagnostic est vite arrivée, conduisant parfois à dépulper des dents des dents parfaitement saines. L’hypersensibilité est définie comme une douleur brève, aiguë, survenant en réponse à un stimulus externe (froid, sucré, tactile), sans autre pathologie sous-jacente. Elle résulte généralement d’une exposition de la dentine, consécutive à une perte d’émail ou une récession gingivale. Le diagnostic est clinique et repose sur l'exclusion d'autres causes. Le traitement est d'abord préventif puis symptomatique en suivant le gradient thérapeutique et doit être adapté à l’étiologie de la pathologie, propre à chaque patient.
Cette introduction définit clairement l’hypersensibilité dentinaire, en précisant sa prévalence, ses origines multifactorielle (perte d’émail, récession gingivale…), ainsi que les facteurs de risque individuels et comportementaux. Elle permet de mieux cerner les profils de patients concernés.
Cette partie expose le modèle de Brannström, fondement actuel de la compréhension de l’hypersensibilité. Elle décrit comment les stimuli externes déclenchent la douleur par le biais de mouvements de fluide dans les tubuli dentinaires, sans atteinte pulpaire.
Ici sont présentés les sites typiques d’hypersensibilité, les tests cliniquesà effectuer (air, eau, sonde), ainsi que l’utilisation de l’échelle de Schiff pour objectiver la douleur. Un point essentiel est consacré aux diagnostics différentiels pour éviter les erreurs et traitements inappropriés.
Cette séquence aborde les stratégies de traitement, en suivant un gradient thérapeutique progressif: des mesures préventives aux solutions actives (agents oblitérants, laser, greffe parodontale, restaurations adhésives), selon la sévérité et l’étiologie de la douleur.
Trois cas cliniques concrets viennent illustrer les situations fréquemment rencontrées en cabinet. Chaque cas met en évidence les choix diagnostiques et thérapeutiques adaptés, et montre la variabilité des réponses selon les patients.